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Politique


1er mai 2011

Appel du Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo) : Revenir aux fondamentaux d’indépendance et de liberté

Le Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo), invite chaque citoyen togolais à opérer radicalement et définitivement un changement de perception du monde dans lequel nous vivons.

Cela fait maintenant 51 ans que nous sommes sensés être indépendants. Malheureusement ce fut encore et sans discontinuer, 51 longues et périlleuses années de servitudes, de misère, de sang, de désespoir, etc.

Le 27 avril 2011, nous venons à nouveau hélas, de passer une année supplémentaire sous la même chape de plomb. Une année de trop ? C’est manifestement ce que signifie les mouvements comme « Faure must go  » (« Faure doit partir »), déjà en ébullition dans la diaspora. C’est aussi la sonnette d’alarme que les organisations comme CMAF-Togo et MoLiTo, avaient auparavant tirée l’année dernière en s’adressant directement à Messieurs Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Et pourtant ce ne sont pas les envies ni les luttes pour le changement effectif qui ont manqué. A coup sûr il y a eu des erreurs et des insuffisances.

En particulier, erreur et insuffisance de diagnostic, ayant consisté, surtout pour beaucoup de nos aînés mais encore pour une partie de la nouvelle génération, à croire que nous étions indépendants. La bataille contre le régime a alors ignoré ou feint d’ignorer l’envers du décor de ce régime. Un régime imposé de l’extérieur et maintenu à bout de bras par la force. Un régime qui, dans une large mesure n’est qu’un simple exécutant zélé, tandis que les grandes orientations sont toujours décidées ailleurs. Ceux que certains s’évertuent donc à appeler « nos dirigeants » ne sont rien d’autre que des leurres, destinés à servir de masque qui préserve l’image des vrais commanditaires. Il sont placés là et outillés pour un programme précis, non togolais, non africain, et concocté par des non africains.

Pour réussir leur mission, ils sont médiatiquement et diplomatiquement protégés par les commanditaires ; ils sont militairement outillés pour tenir le peuple en respect dans la dépendance, la misère, le sang. Tout le nécessaire pour décourager toute velléité sérieuse de libération. La violence perpétrée par nos propres concitoyens prétendument « dirigeants » a également pour effet de cultiver la haine de nous-mêmes à travers la barbarie commise par eux. Un contexte propice aux ONG sociales et humanitaires largement financées par ces commanditaires étrangers pour contribuer au polissage de leur image, à se racheter auprès de notre peuple obligé de souhaiter leur présence, à soigner la conscience de leurs propres concitoyens làbas et, en fin de compte, pour leur permettre de continuer tranquillement « le travail ». Pendant ce temps, ensemble avec leurs maîtres, ils pillent et se partagent le butin.

Nous devons impérativement déjouer ce cercle vicieux de violence et de haine de nous-mêmes afin de rassembler nos forces pour combattre ce programme mafieux, barbare, avilissant et destructeur. L’un de nos problèmes les plus sérieux est de ne pas tenir suffisamment compte de l’histoire. Une histoire qui n’est pourtant pas si compliquée à comprendre. Ce déficit de repères en est pour beaucoup dans les trahisons récurrentes qui annihilent régulièrement nos efforts.

De génération en génération, depuis la rencontre entre l’Afrique et la « mondialisation » occidentale il y a de cela environ 6 siècles, notre avenir nous échappe, notre droit de vivre est entre les mains d’individus issus d’autres cieux et qui nous considèrent à peine comme des êtres humains.

Depuis l’invention de la machine au 19e siècle, l’Africain n’est plus « l’or noir » convoité par l’Occident comme source d’énergie dans les plantations du « nouveau monde ». C’est désormais, un autre or noir, fossile celui-là, ainsi que d’abondantes autres ressources minières et naturelles sur notre continent qui intéressent cette Europe et le reste monde. C’est aussi notre espace qui est convoité par la Chine, l’Amérique ainsi que l’Europe. Nous-mêmes serions devenus inutiles aux yeux du grand capital mondialisé qui ne s’embarrasse pas d’ailleurs de nous le signifier : « l’Afrique sub-saharienne ne représente que 2% de l’économie mondiale », entend-t-on dire. Cette prétendue inutilité doit éveiller notre vigilance au plus haut degré, au sujet de notre existence même dans la finalité du programme qu’appliquent sans sourciller les chevaux de Troie togolais et africains : « si le continent Noir disparaissait sous les flots, cela ne changerait rien à la marche du monde », poursuit-on chez les chantres du tout capital mondialisé.

Les actes que posent ces commanditaires directement ou via leurs bras locaux, qu’ils soient aux effets immédiatement visibles ou à retardement, ont toujours pour objectif de nous conduire à notre perte.

C’est pourquoi le Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo), invite chaque citoyen togolais à opérer définitivement et radicalement un changement de perception du monde dans lequel nous vivons.

Beaucoup de nos frères et sœurs, sensés faire partie de l’élite combative au sein du peuple, sont malheureusement pieds et mains liés, dans des antennes locales d’organisations occultes et sectaires dont les sièges et les plus grands gourous sont à l’étranger. Ont-ils suffisamment conscience des objectifs destructeurs de ces systèmes ?

A l’opposé, un nombre consistant de togolais et d’africains en général a pu prendre de la hauteur et observer notre problème dans sa profondeur et dans sa globalité puisqu’à l’évidence, cette question n’est pas que togolaise, nos frontières n’étant pas une émanation de notre histoire africaine propre, comme chacun le sait.

Le maintien de contacts à caractère diplomatique avec des représentants officiels des pays du Nord ne doit pas être source d’une quelconque illusion au point de nous faire oublier qu’en définitive nous sommes seuls face à notre destin. L’actuelle coalition euro-américaine contre des peuples africains en Côte d’Ivoire et en Libye, ainsi que le silence de l’Asie, en sont des témoignages bien vivants.

Un tel défi existentiel auquel nous faisons face ne sera pas relevé avec les conceptions et les méthodes actuelles, extraverties et viciées.

Nous avons l’impérieuse obligation de revenir aux fondamentaux d’indépendance et de liberté. Sans quoi la démocratie, surtout celle importée, n’aura été et ne restera rien d’autre qu’une nouvelle arme de notre autodestruction.

L’heure n’est donc plus à la mendicité d’une quelconque démocratie ailleurs auprès de ceux-là mêmes qui ont installé chez nous des chevaux de Troie choisis en notre propre sein. Sur d’autres plans, en l’occurrence économique, sécuritaire ou autre, le Togo n’a pas non plus besoin sur son propre sol d’une pléthore de conseillers venus d’ailleurs. Nous devons savoir ce que nous voulons. L’heure est aux choix endogènes. Les solutions ne viendront que de nous-mêmes, tenant compte de ce que nous sommes et de ce que nous avons.

La taille de l’obstacle mieux identifiée, doit nous permettre de mieux nous organiser en fonction, de mieux « fourbir nos armes ». Le travail de sensibilisation de nos concitoyens doit encore se poursuivre et s’intensifier sur toute l’étendue du territoire comme dans la diaspora, pour une adhésion encore plus massive de l’ensemble de nos concitoyens sans distinction de région. Compte tenu des enjeux et de l’adversité conséquente, il nous faut véritablement et durablement nous retrouver ensemble, debout face à un destin commun. Visant l’avenir, la jeunesse est naturellement à privilégier. Elle concentre d’autant plus notre attention que sa fraîcheur d’esprit est fort heureusement favorable à la réceptivité. Nous devons l’aider à mesurer autant la taille des obstacles dressés sur le chemin que le caractère incontournable et historique de cette mission de libération. Nous ne pourrons nous passer de notre unité qui doit constituer le socle même de cette sensibilisation.

Il nous faudra également faire preuve d’extrême intelligence dans le traitement de nos chevaux de Troie et des sectes étrangères dans lesquels ils sont pour la plupart embrigadés. Par ce travail de sensibilisation, chacun doit avoir le choix éclairé de revenir vers son peuple afin de participer au relèvement du défi commun ou de rester dans sa « nouvelle famille ».

Le Togo en lui seul, nous le savons bien, par la mosaïque de ses cultures, est une Afrique en miniature. Une richesse que nous devons magnifier pour la réussite de cette unité. Réussir cette cohésion au Togo est le même défi qui nous attend également au niveau régional et continental. Alors ensemble, retroussons nos manches pour gagner le droit de jouir de notre propre terre, la Terre de nos aïeux.

Paris, le 27 avril 2011

Pour le Bureau provisoire du MoLiTo,

Kofi Alouda.


Vous avez dit

1    2011-05-01 14:39:02   Siame

  • "La taille de l’obstacle mieux identifiée, doit nous permettre de mieux nous organiser en fonction, de mieux « fourbir nos armes ». Le travail de sensibilisation de nos concitoyens doit encore se poursuivre et s’intensifier sur toute l’étendue du territoire comme dans la diaspora, pour une adhésion encore plus massive de l’ensemble de nos concitoyens sans distinction de région. Compte tenu des enjeux et de l’adversité conséquente, il nous faut véritablement et durablement nous retrouver ensemble, debout face à un destin commun. Visant l’avenir, la jeunesse est naturellement à privilégier. Elle concentre d’autant plus notre attention que sa fraîcheur d’esprit est fort heureusement favorable à la réceptivité. Nous devons l’aider à mesurer autant la taille des obstacles dressés sur le chemin que le caractère incontournable et historique de cette mission de libération. Nous ne pourrons nous passer de notre unité qui doit constituer le socle même de cette sensibilisation."

    Merci compatriote.

2    2011-05-05 00:35:20   Frederic Atsou Galley

  • Mon Cher Ami.

    J ai lu avec un grand intérêt ton article et je peux t avouer que j y ai trouvé beaucoup d éléments de réjouissance que de contrariété. C est un vaste débat, je dirais même un vaste chantier que tu ouvres. Je me fais l honneur et le plaisir d y prendre part avec la prétention certainement injustifiée que mes thèses pourront être aussi convaincantes que les tiennes ; Je pense sincèrement que nous nous devons mutuellement cet échange car nos objectifs sont les mêmes, c est à dire faire en sorte que la société que nous aimons bien, celle de notre pays le Togo se construise en harmonie et dans le respect des droits citoyens égalitaires de tous et dans le respect de la dignité humaine et culturelle de chacun. Pour ce faire, nous devons toujours avoir à l esprit que nos pays étant dans une dynamique de construction nécessaire à la fois de véritables Nations et de véritables Etats viables, il revient donc à chacun d entre nous le devoir de se surpasser à chaque instant, d éviter des postures inutiles caricaturales dont le seul objectif est de se faire applaudir par ses partisans et ses fans. En effet, en regardant la situation de nos Pays, nous pouvons affirmer sans risque que nous avons tout à inventer chez nous pour aboutir à des résultats de progrès conformes à nos aspirations et à nos traditions de culture et de civilisation. Je dis cela pour attirer ton attention sur le fait qu il n existe pas pour l instant pour nous et n existera pas demain non plus de modèle directement consommable une sorte de prêt à porter dans lequel il nous suffit ou suffira de nous glisser pour avoir une organisation sociétale et politique étatique qui marche comme sur des roulettes et qui apportera comme par enchantement du jour au lendemain à nos populations du bonheur matériel et de la paix sociale. Penser cela équivaudrait à mes yeux à faire preuve d une très grande naïveté coupable et traitresse vis à vis de nos peuples. Ceci à mon point de vue est tellement vrai et si bien compris des forces qui ont asservi par le passé nos peuples et qui savent que leur survie économique et culturelle réside dans le maintien permanent du statut quo c est à dire celui de la négation de nos peuples ainsi que dans la domination et l exploitation des richesses de nos pays, sachant que nos pays érigés sur des ramassis tribaux ne peuvent jamais constituer une force capable de remettre en cause cette exploitation, cette négation et cette domination comptent sur notre naïveté légendaire et historique et mettent toujours en oeuvre des stratégies de manipulation dans lesquelles nous tombons toujours avec joie comme des moutons qui sautent avec allégresse lorsqu on les conduit à l abattoir. Nous devons savoir une chose. Ce que nous appelons la Communauté Internationale est un "machin" organisé et hiérarchisé en zones d influence sous la tutelle d un patron de zone nommé selon une répartition géopolitique et à qui il est reconnu implicitement le droit de régenter, d organiser politiquement, de mâter s il le faut et d exploiter au mieux de ses intérêts les richesses humaines et géologiques de sa zone. Ce qui est intéressant et que j ai personnellement découvert seulement tout récemment, c est que ces patrons ont dans leur zone d influence non seulement la liberté de choisir les dirigeants qu ils veulent selon leurs intérêts et mais aussi d organiser les oppositions politiques en gérant les modérés à qui on fait miroiter contre une certaine docilité la perspective d une alternance prochaine qui sera soutenu et aussi les radicaux (les vrais qu on fait disparaître s ils ne veulent pas s exiler et les faux à qui on demande de toujours crier très fort le jour et de venir en rasant les murs la nuit toucher leurs jetons de juda). L essentiel pour les patrons c est de créer et de maintenir en permanence le bordel dans le pays, bordel qu ils pourront toujours utiliser chaque fois le moment venu pour justifier leur soutien sans faille aux régimes totalitaires, corrompus, criminels et anti-démocratiques. L autre vertu du bordel est que par sa capacité à entretenir une défiance permanente entre les différentes composantes des forces vives de la Nation il empêche tout rassemblement de ces forces vives et l émergence d un pacte National constructif en vue de la création d un véritable de projet de libération, de construction et de développement National. Le problème est que dans ce chaos, chacun joue avec joie, conviction et militantisme, le rôle qui lui est sournoisement assigné. Personne ne se doute que dans sa posture de pouvoir en exercice, d opposition modérée, d opposition radicale candidat à l exil ou à la disparition prochaine, il travaille contre le Pays.

    Mon cher ami, le défi que nous devons relever en Afrique pour pouvoir mettre nos sociétés sur les bons rails est d avoir conscience que depuis la conférence de Berlin, rien n a réellement changé pour nous et que nous devons nous sortir avant toute chose de l esprit de Berlin. La balkanisation de nos terres et de nos esprits dans l optique de nous diviser, de nous opposer les uns aux autres afin de régner éternellement sur nous est toujours en cours avec cette fois-ci en prime notre participation et notre complicité active et joyeuse chacun d entre nous étant convaincu d être le seul détenteur de la vérité absolue sur le bon devenir de nos peuples.

    Ma réflexion aujourd hui en ce qui concerne notre pays le Togo porte sur comment arracher chacun d entre nous à cette vaste manipulation dont nous sommes collectivement à la fois les acteurs et les victimes. La première et la seule qui m est venue à l esprit est celle de développer l idéologie du consensus et d appendre à utiliser désormais cette approche à toutes les problématiques auxquelles notre pays est ou sera confronté. Cette approche nécessitera à coup sûr un nouveau formatage des esprits puisque le mot consensus a déjà été évoqué dans les différents accords de Ouaga et autres mais n a servi qu à camoufler des raideurs constitutionnelles partisanes. Aujourd hui, ce que je propose, c est de faire en sorte que le consensus devienne la base idéologique de toutes nos actions et de toutes nos réflexions politiques. Nous devrons même y adapter notre constitution de telle sorte que désormais toute notre vie politique et toute l organisation sociale de notre peuple soit régentée par cette exigence morale fondée sur le respect, sur l analyse objective et non partisane des propositions le tout uniquement en fonction de l intérêt général et non plus uniquement en fonction de l intérêt d un clan. Je pense que le fonctionnement du modèle américain peut nous inspirer dans ce sens.

    Dans ces conditions pour donner sa plénitude et toute son efficacité à l exercice du consensus comme élément de base de tout progrès institutionnel et social de notre pays, nous devrons procéder à la refonte complète de notre système politique. Aujourd hui nous avons un système trop centralisé qui pousse à la constitution d oligarchies dont l objectif est d accaparer le pouvoir pour une minorité dans la perspective d un exercice totalitaire concentrant l ensemble des pouvoirs pour soi et excluant de ce fait tous les autres. L exercice par le consensus aura à nous obliger à mettre en place tout un système d intermédiations et de décentralisations larges qui rendront d une part plus solides et plus opérationnels tous les accords obtenus et d autre part encourageront beaucoup plus la prise d initiatives pertinentes et constructives qui tiennent comptent davantage de certaines réalités locales. Je suis persuadé que si nous inventons une véritable décentralisation administrative et économique chez nous avec une réduction des pouvoirs régaliens du pouvoir central, il y aurait d une part un meilleur équilibre dans la vie économique et sociale du pays et d autre part une diminution importante des appétits individuels vis à vis de ce pouvoir central. Un système qui irait dans ce sens favoriserait un plus grand brassage des populations et aussi de plus en plus d homogénéisation culturelle. Je crois que notre avenir passe par une telle réforme sinon, nous n aurons pas d avenir du tout.

3    2011-05-05 00:39:08   Frédéric Atsou Galley

  • Mon Cher Ami.

    J ai lu avec un grand intérêt ton article et je peux t avouer que j y ai trouvé beaucoup d éléments de réjouissance que de contrariété. C est un vaste débat, je dirais même un vaste chantier que tu ouvres. Je me fais l honneur et le plaisir d y prendre part avec la prétention certainement injustifiée que mes thèses pourront être aussi convaincantes que les tiennes ; Je pense sincèrement que nous nous devons mutuellement cet échange car nos objectifs sont les mêmes, c est à dire faire en sorte que la société que nous aimons bien, celle de notre pays le Togo se construise en harmonie et dans le respect des droits citoyens égalitaires de tous et dans le respect de la dignité humaine et culturelle de chacun. Pour ce faire, nous devons toujours avoir à l esprit que nos pays étant dans une dynamique de construction nécessaire à la fois de véritables Nations et de véritables Etats viables, il revient donc à chacun d entre nous le devoir de se surpasser à chaque instant, d éviter des postures inutiles caricaturales dont le seul objectif est de se faire applaudir par ses partisans et ses fans. En effet, en regardant la situation de nos Pays, nous pouvons affirmer sans risque que nous avons tout à inventer chez nous pour aboutir à des résultats de progrès conformes à nos aspirations et à nos traditions de culture et de civilisation. Je dis cela pour attirer ton attention sur le fait qu il n existe pas pour l instant pour nous et n existera pas demain non plus de modèle directement consommable une sorte de prêt à porter dans lequel il nous suffit ou suffira de nous glisser pour avoir une organisation sociétale et politique étatique qui marche comme sur des roulettes et qui apportera comme par enchantement du jour au lendemain à nos populations du bonheur matériel et de la paix sociale. Penser cela équivaudrait à mes yeux à faire preuve d une très grande naïveté coupable et traitresse vis à vis de nos peuples. Ceci à mon point de vue est tellement vrai et si bien compris des forces qui ont asservi par le passé nos peuples et qui savent que leur survie économique et culturelle réside dans le maintien permanent du statut quo c est à dire celui de la négation de nos peuples ainsi que dans la domination et l exploitation des richesses de nos pays, sachant que nos pays érigés sur des ramassis tribaux ne peuvent jamais constituer une force capable de remettre en cause cette exploitation, cette négation et cette domination comptent sur notre naïveté légendaire et historique et mettent toujours en oeuvre des stratégies de manipulation dans lesquelles nous tombons toujours avec joie comme des moutons qui sautent avec allégresse lorsqu on les conduit à l abattoir. Nous devons savoir une chose. Ce que nous appelons la Communauté Internationale est un "machin" organisé et hiérarchisé en zones d influence sous la tutelle d un patron de zone nommé selon une répartition géopolitique et à qui il est reconnu implicitement le droit de régenter, d organiser politiquement, de mâter s il le faut et d exploiter au mieux de ses intérêts les richesses humaines et géologiques de sa zone. Ce qui est intéressant et que j ai personnellement découvert seulement tout récemment, c est que ces patrons ont dans leur zone d influence non seulement la liberté de choisir les dirigeants qu ils veulent selon leurs intérêts et mais aussi d organiser les oppositions politiques en gérant les modérés à qui on fait miroiter contre une certaine docilité la perspective d une alternance prochaine qui sera soutenu et aussi les radicaux (les vrais qu on fait disparaître s ils ne veulent pas s exiler et les faux à qui on demande de toujours crier très fort le jour et de venir en rasant les murs la nuit toucher leurs jetons de juda). L essentiel pour les patrons c est de créer et de maintenir en permanence le bordel dans le pays, bordel qu ils pourront toujours utiliser chaque fois le moment venu pour justifier leur soutien sans faille aux régimes totalitaires, corrompus, criminels et anti-démocratiques. L autre vertu du bordel est que par sa capacité à entretenir une défiance permanente entre les différentes composantes des forces vives de la Nation il empêche tout rassemblement de ces forces vives et l émergence d un pacte National constructif en vue de la création d un véritable de projet de libération, de construction et de développement National. Le problème est que dans ce chaos, chacun joue avec joie, conviction et militantisme, le rôle qui lui est sournoisement assigné. Personne ne se doute que dans sa posture de pouvoir en exercice, d opposition modérée, d opposition radicale candidat à l exil ou à la disparition prochaine, il travaille contre le Pays.

    Mon cher ami, le défi que nous devons relever en Afrique pour pouvoir mettre nos sociétés sur les bons rails est d avoir conscience que depuis la conférence de Berlin, rien n a réellement changé pour nous et que nous devons nous sortir avant toute chose de l esprit de Berlin. La balkanisation de nos terres et de nos esprits dans l optique de nous diviser, de nous opposer les uns aux autres afin de régner éternellement sur nous est toujours en cours avec cette fois-ci en prime notre participation et notre complicité active et joyeuse chacun d entre nous étant convaincu d être le seul détenteur de la vérité absolue sur le bon devenir de nos peuples.

    Ma réflexion aujourd hui en ce qui concerne notre pays le Togo porte sur comment arracher chacun d entre nous à cette vaste manipulation dont nous sommes collectivement à la fois les acteurs et les victimes. La première et la seule qui m est venue à l esprit est celle de développer l idéologie du consensus et d appendre à utiliser désormais cette approche à toutes les problématiques auxquelles notre pays est ou sera confronté. Cette approche nécessitera à coup sûr un nouveau formatage des esprits puisque le mot consensus a déjà été évoqué dans les différents accords de Ouaga et autres mais n a servi qu à camoufler des raideurs constitutionnelles partisanes. Aujourd hui, ce que je propose, c est de faire en sorte que le consensus devienne la base idéologique de toutes nos actions et de toutes nos réflexions politiques. Nous devrons même y adapter notre constitution de telle sorte que désormais toute notre vie politique et toute l organisation sociale de notre peuple soit régentée par cette exigence morale fondée sur le respect, sur l analyse objective et non partisane des propositions le tout uniquement en fonction de l intérêt général et non plus uniquement en fonction de l intérêt d un clan. Je pense que le fonctionnement du modèle américain peut nous inspirer dans ce sens.

    Dans ces conditions pour donner sa plénitude et toute son efficacité à l exercice du consensus comme élément de base de tout progrès institutionnel et social de notre pays, nous devrons procéder à la refonte complète de notre système politique. Aujourd hui nous avons un système trop centralisé qui pousse à la constitution d oligarchies dont l objectif est d accaparer le pouvoir pour une minorité dans la perspective d un exercice totalitaire concentrant l ensemble des pouvoirs pour soi et excluant de ce fait tous les autres. L exercice par le consensus aura à nous obliger à mettre en place tout un système d intermédiations et de décentralisations larges qui rendront d une part plus solides et plus opérationnels tous les accords obtenus et d autre part encourageront beaucoup plus la prise d initiatives pertinentes et constructives qui tiennent comptent davantage de certaines réalités locales. Je suis persuadé que si nous inventons une véritable décentralisation administrative et économique chez nous avec une réduction des pouvoirs régaliens du pouvoir central, il y aurait d une part un meilleur équilibre dans la vie économique et sociale du pays et d autre part une diminution importante des appétits individuels vis à vis de ce pouvoir central. Un système qui irait dans ce sens favoriserait un plus grand brassage des populations et aussi de plus en plus d homogénéisation culturelle. Je crois que notre avenir passe par une telle réforme sinon, nous n aurons pas d avenir du tout.

4    2011-05-05 19:31:39   Frederic Atsou Galley

  • Mon Cher Ami.

    J ai lu avec un grand intérêt ton article et je peux t avouer que j y ai trouvé beaucoup d éléments de réjouissance que de contrariété. C est un vaste débat, je dirais même un vaste chantier que tu ouvres. Je me fais l honneur et le plaisir d y prendre part avec la prétention certainement injustifiée que mes thèses pourront être aussi convaincantes que les tiennes ; Je pense sincèrement que nous nous devons mutuellement cet échange car nos objectifs sont les mêmes, c est à dire faire en sorte que la société que nous aimons bien, celle de notre pays le Togo se construise en harmonie et dans le respect des droits citoyens égalitaires de tous et dans le respect de la dignité humaine et culturelle de chacun. Pour ce faire, nous devons toujours avoir à l esprit que nos pays étant dans une dynamique de construction nécessaire à la fois de véritables Nations et de véritables Etats viables, il revient donc à chacun d entre nous le devoir de se surpasser à chaque instant, d éviter des postures inutiles caricaturales dont le seul objectif est de se faire applaudir par ses partisans et ses fans. En effet, en regardant la situation de nos Pays, nous pouvons affirmer sans risque que nous avons tout à inventer chez nous pour aboutir à des résultats de progrès conformes à nos aspirations et à nos traditions de culture et de civilisation. Je dis cela pour attirer ton attention sur le fait qu il n existe pas pour l instant pour nous et n existera pas demain non plus de modèle directement consommable une sorte de prêt à porter dans lequel il nous suffit ou suffira de nous glisser pour avoir une organisation sociétale et politique étatique qui marche comme sur des roulettes et qui apportera comme par enchantement du jour au lendemain à nos populations du bonheur matériel et de la paix sociale. Penser cela équivaudrait à mes yeux à faire preuve d une très grande naïveté coupable et traitresse vis à vis de nos peuples. Ceci à mon point de vue est tellement vrai et si bien compris des forces qui ont asservi par le passé nos peuples et qui savent que leur survie économique et culturelle réside dans le maintien permanent du statut quo c est à dire celui de la négation de nos peuples ainsi que dans la domination et l exploitation des richesses de nos pays, sachant que nos pays érigés sur des ramassis tribaux ne peuvent jamais constituer une force capable de remettre en cause cette exploitation, cette négation et cette domination comptent sur notre naïveté légendaire et historique et mettent toujours en oeuvre des stratégies de manipulation dans lesquelles nous tombons toujours avec joie comme des moutons qui sautent avec allégresse lorsqu on les conduit à l abattoir. Nous devons savoir une chose. Ce que nous appelons la Communauté Internationale est un "machin" organisé et hiérarchisé en zones d influence sous la tutelle d un patron de zone nommé selon une répartition géopolitique et à qui il est reconnu implicitement le droit de régenter, d organiser politiquement, de mâter s il le faut et d exploiter au mieux de ses intérêts les richesses humaines et géologiques de sa zone. Ce qui est intéressant et que j ai personnellement découvert seulement tout récemment, c est que ces patrons ont dans leur zone d influence non seulement la liberté de choisir les dirigeants qu ils veulent selon leurs intérêts et mais aussi d organiser les oppositions politiques en gérant les modérés à qui on fait miroiter contre une certaine docilité la perspective d une alternance prochaine qui sera soutenu et aussi les radicaux (les vrais qu on fait disparaître s ils ne veulent pas s exiler et les faux à qui on demande de toujours crier très fort le jour et de venir en rasant les murs la nuit toucher leurs jetons de juda). L essentiel pour les patrons c est de créer et de maintenir en permanence le bordel dans le pays, bordel qu ils pourront toujours utiliser chaque fois le moment venu pour justifier leur soutien sans faille aux régimes totalitaires, corrompus, criminels et anti-démocratiques. L autre vertu du bordel est que par sa capacité à entretenir une défiance permanente entre les différentes composantes des forces vives de la Nation il empêche tout rassemblement de ces forces vives et l émergence d un pacte National constructif en vue de la création d un véritable de projet de libération, de construction et de développement National. Le problème est que dans ce chaos, chacun joue avec joie, conviction et militantisme, le rôle qui lui est sournoisement assigné. Personne ne se doute que dans sa posture de pouvoir en exercice, d opposition modérée, d opposition radicale candidat à l exil ou à la disparition prochaine, il travaille contre le Pays.

    Mon cher ami, le défi que nous devons relever en Afrique pour pouvoir mettre nos sociétés sur les bons rails est d avoir conscience que depuis la conférence de Berlin, rien n a réellement changé pour nous et que nous devons nous sortir avant toute chose de l esprit de Berlin. La balkanisation de nos terres et de nos esprits dans l optique de nous diviser, de nous opposer les uns aux autres afin de régner éternellement sur nous est toujours en cours avec cette fois-ci en prime notre participation et notre complicité active et joyeuse chacun d entre nous étant convaincu d être le seul détenteur de la vérité absolue sur le bon devenir de nos peuples.

    Ma réflexion aujourd hui en ce qui concerne notre pays le Togo porte sur comment arracher chacun d entre nous à cette vaste manipulation dont nous sommes collectivement à la fois les acteurs et les victimes. La première et la seule qui m est venue à l esprit est celle de développer l idéologie du consensus et d appendre à utiliser désormais cette approche à toutes les problématiques auxquelles notre pays est ou sera confronté. Cette approche nécessitera à coup sûr un nouveau formatage des esprits puisque le mot consensus a déjà été évoqué dans les différents accords de Ouaga et autres mais n a servi qu à camoufler des raideurs constitutionnelles partisanes. Aujourd hui, ce que je propose, c est de faire en sorte que le consensus devienne la base idéologique de toutes nos actions et de toutes nos réflexions politiques. Nous devrons même y adapter notre constitution de telle sorte que désormais toute notre vie politique et toute l organisation sociale de notre peuple soit régentée par cette exigence morale fondée sur le respect, sur l analyse objective et non partisane des propositions le tout uniquement en fonction de l intérêt général et non plus uniquement en fonction de l intérêt d un clan. Je pense que le fonctionnement du modèle américain peut nous inspirer dans ce sens.

    Dans ces conditions pour donner sa plénitude et toute son efficacité à l exercice du consensus comme élément de base de tout progrès institutionnel et social de notre pays, nous devrons procéder à la refonte complète de notre système politique. Aujourd hui nous avons un système trop centralisé qui pousse à la constitution d oligarchies dont l objectif est d accaparer le pouvoir pour une minorité dans la perspective d un exercice totalitaire concentrant l ensemble des pouvoirs pour soi et excluant de ce fait tous les autres. L exercice par le consensus aura à nous obliger à mettre en place tout un système d intermédiations et de décentralisations larges qui rendront d une part plus solides et plus opérationnels tous les accords obtenus et d autre part encourageront beaucoup plus la prise d initiatives pertinentes et constructives qui tiennent comptent davantage de certaines réalités locales. Je suis persuadé que si nous inventons une véritable décentralisation administrative et économique chez nous avec une réduction des pouvoirs régaliens du pouvoir central, il y aurait d une part un meilleur équilibre dans la vie économique et sociale du pays et d autre part une diminution importante des appétits individuels vis à vis de ce pouvoir central. Un système qui irait dans ce sens favoriserait un plus grand brassage des populations et aussi de plus en plus d homogénéisation culturelle. Je crois que notre avenir passe par une telle réforme sinon, nous n aurons pas d avenir du tout.

5    2011-05-17 01:01:21   kofi alouda

  • Le tableau que décrit Frédéric Galley parle de lui-même pour conforter la pensée que j ai exposée dans mon texte dans le but amener le citoyer Togolais et Africain à se ressaisir.

    Aujourd hui, parmi les africains qui en sont plus ou moins conscients il y en a qui ont une certaine latitude à agir alors que d autres ont du mal parce qu embrigadés dans des sectes étrangères prédatrices de l Afrique au bénéfice d intérêts égoïstes de leurs membres, de leurs grands gourous étrangers et des pays étrangers.

    Il faut en avoir conscience et le prendre en considération dans la stratégie de libération de nos peuples écrasés.



 

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